III-Efficacités,Limites et défis à relever

a-Efficacité et sources d'erreurs  :


*Comparaison de la méthode du portrait robot avec une autre méthode de la police scientifique :



 

 

 

Remarque :

C’est vrai que le taux de fiabilité du portrait robot est nettement inferieur à celui de l’ADN mais celui-ci reste indispensable à l’enquête en absence de photos du criminel .

 

b-Limites et sources d’erreurs :

D’après les statistiques vues précédemment on remarque que le taux de fiabilité est de 10 à 30% ce qui est insuffisant. Plusieurs facteurs contribuent à ce taux :

*les témoignages

Les témoins oculaires d’un crime vivent toujours une situation très stressante et pénible .Ce stress peut entrainer des troubles de mémoires qui peuvent se traduire par des erreurs au niveau du portrait réalisé. Selon une étude réalisé par Sian Davies de l’université centrale, Royaume uni « Trente pour cent des portraits-robots de footballeurs construits par des personnes dans des conditions de stress élevé ont été identifiés correctement par d’autres individus, contre trente-huit pour cent de ceux produits en situation de stress faible, une différence statistiquement significative. Le stress avait été induit en laboratoire avant l’étude du visage en demandant aux participants de compter à rebours au rythme d’un métronome de 7 en 7 (stress élevé) ou de 3 en 3 (stress faible). Il s’agit d’une procédure standard pour provoquer expérimentalement ce genre d’état mental. »

Frank Arnould (psycho témoins)

*Les Caractéristiques de la situation

 

-la luminosité joue un grand rôle : la majorité des scènes de crimes se passent dans l’obscurité.

-la multitude des di tracteurs.

-le temoin n’a pas eu le temps de bien voir le visage de la cible.

- plus de 3 semaines de délai entre la scène critique et la phase d’identification (ce qui provoque des mnésiques chez le témoin)

 

* les méthodes utilisées par les policiers :

 

 

 

Le protocole que fait quasiment tous les policiers lors d’une enquête est le même :

Le policier demande au témoin de faire un rappel des faits, puis il commence à l’interrompre à tout moment pour poser des questions factuelles à une fréquence tres élevée .

 

 

 

 

 

Des études montrent que le rappel libre permet de donner de meilleurs résultats que pour les questions rapides.

Aussi, les questions à une fréquence très élevée perturbent le témoin, le démotivent et nuisent à sa concentration.

« Dans la pratique standard réelle en  France: 8 fois plus de questionsFermées que de questions ouvertesAvec 30% de questions dirigées(Biaisées) et 12% de questions

Négatives (Genet & Pym, 2001) » psychologie et justice"

 

 

 

 

 

 

 

c-Les Défis à relever :

*Comment améliorer les portraits robots ?

« 1) Obtenir une description fondée sur des mécanismes « naturels».

80% des individus utilisent une stratégie par catégories générales: sexe, taille, âge, ethnie, corpulence. Puis viennent les informations locales: visage, longueur des cheveux, couleur des yeux.

La majorité des descriptions de visage concerne le haut et pas le bas.

2) Potentialiser ce processus naturel en l’enrichissant et en donnant la consigne de description du visage bas puis haut permet d’obtenir 11% d’informations supplémentaires exactes! » (« Cours de Rémi Finkelstein, Laboratoire de psychologie sociale et des comportements et des cognitions.)

 

Ainsi pour améliorer le portrait robot il faut améliorer la fiabilité des témoignages donc améliorer les méthodes de l’interrogatoire par

-l’hypermnésie : rapporter tout types d’informations sures , partielles , ou meme douteuses.

-Remise en contexte mental : imaginer tous les facteurs envioronnementaux , emotionnels lors de l’encodage .

-changement de perspective : resumé des faits dans differents angles de vue .

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